Voyage: sous le soleil du Salvador à prix mini!

C'est hot !

Voyage: sous le soleil du Salvador à prix mini!

Vendredi 11 mai 2018
Suivez le guide pour (re)découvrir cette destination unique et méconnue. Promis, ça vaut le détour!

 

 

Il est à peu près 17h. Le soleil disparait lentement derrière l’océan où quelques surfeurs viennent goûter une dernière fois à la puissance des vagues. Les pieds dans le sable noir et doré, on oublie très vite les tracas du quotidien. Avec ce paysage digne des plus beaux clichés d’Instagram, on s’étonne que le Salvador, le plus petit pays d’Amérique centrale, soit aussi peu populaire auprès des touristes. Réputé dangereux, il se révèle au contraire extrêmement paisible, accueillant et beaucoup plus ouvert qu’on ne l’aurait imaginé. Carnet de voyage en trois cartes postales solaires, entre terre et mer.

 

 

 

 

EL ZONTE: «SLOW» DEVANT!

 

C’est un tout petit village du Salvador qui se fait connaître lentement, mais sûrement. Bordé par l’une des plus belles plages de la côte, il accueille les surfeurs en herbe ou aguerris prompts à s’élancer sur des vagues imposantes et lisses. Quelques hôtels chics et écoresponsables y ont aussi établi leur enseigne, sans pour autant dénaturer les lieux. Découverte d’une perle cachée, encore préservée.

 

Namaste El Zonte

 

Pour les surfeurs, les journées sont rythmées par l’humeur de la mer. Alors quand la vague n’est pas propice, on file suivre un cours de yoga le matin, à 8 h 30, au Esencia Nativa sur un patio en hauteur donnant une incroyable vue sur l’eau. En fond sonore, la houle des vagues et les cris des oiseaux sauvages accompagnent la séance. Détente absolue.


 

esencianativa.com, 5 $ US par cours

 

 

 

 

Déjeuner sur mer

 

À El Zonte, les petits restaurants sans prétention côtoient de merveilleuses terrasses d’hôtel. Le choix ne manque pas. Le desayuno tipico (œufs brouillés, plantains frits, purée de haricots noirs et tortillas) est une excellente option si on ne veut pas vider son porte-monnaie. On le déguste au choix sur les petits bancs en bois tout simples du Merendero El Teco (2 $ US) ou sur la terrasse en hauteur du Olor de Mar, restaurant de l’hôtel écoresponsable Palo Verde (6 $ US). Vous vous régalerez aussi du toast à l’avocat du Eldorado Surf Resort (environ 6 $ US). 

 

paloverdehotel.com/restaurant/

 

Oasis de surfeurs

 

On pose nos bagages au très joli et rustique Eldorado Surf Resort. Tenu par le Québécois Olivier Dubois depuis plus de 10 ans, cet hôtel de 11 chambres, toutes différentes, est un vrai paradis pour les apprentis surfeurs. Pendant la haute saison, de novembre à février, l’équipe propose des camps de surf en formule tout inclus, idéaux pour ceux qui veulent perfectionner leur art de la glisse. Les repas, excellents, sont cuisinés avec des produits locaux de qualité, proposés sur le pouce au bar pendant la journée et en formule trois services le soir autour d’une grande table commune. Le petit plus: le coucher de soleil à regarder à même un transat, face à l’océan, une bière Suprema, Golden ou Pilsener (il faut choisir son camp!) à la main. 

 

surfeldorado.com, chambre à partir de 31 $ US

 

 

 

 

Un viking dans le sud

 

Qui l’eût cru? Le restaurant où se rejoignent habitants ou expatriés d’El Zonte est tenu par un couple de Belges, amateur de heavy metal et de tatouage. Au El Vikingo, on sert évidemment des frites, mais aussi des nouilles asiatiques bien épicées, des burgers, des côtes levées à tomber (parmi les meilleures du Salvador selon les gens du coin) et un brownie fondant. Le tout dans un décor boho-chic... aux touches choc. Coup de cœur. 

 

facebook.com/elvikingo.elzonte

 

 

 

 

LA RUTA DE LAS FLORES: PARCOURS GOURMAND

 

La route des fleurs est une merveilleuse promenade de village en village dans le Salvador rural, colonial et artistique. C’est aussi le lieu idéal pour faire bonne chère. Pupusas, sopa de tortilla, desayuno tipico, cocteles de camarones, chicharron a la plancha... Autant de mots qui charment l’oreille et dansent sur presque tous les menus des restaurants salvadoriens. Entre une orgie de spécialités locales pour quelques dollars, un petit coup d’adrénaline en tyrolienne et quelques nuits dans des cabañas con dentielles, le Salvador continue de nous faire rêver. 

 

Terre d’Éden


 

Niché dans les montagnes d’Apaneca, El Jardín de Celeste est l’endroit idéal où poser ses valises pour quelques jours. Dix cabañas aux allures de chalets rustiques chics, pouvant accueillir jusqu’à cinq personnes chacune, se fondent dans un jardin oral parfumé. Pour se rendre au restaurant traditionnel de l’établissement, très apprécié des Salvadoriens, on emprunte un labyrinthe de plantes luxuriantes et on passe même devant quelques oies et moutons en pleine forme sonore. La nuit, les bruits de la nature nous bercent. 

 

eljardindeceleste.com, cabanes à partir de 50 $ US

 

 

 

 

1, 2, 3, mangez!

 

Toutes les fins de semaine, la place principale de Juayúa se colore d’une Feria Gastronomica très animée et plébiscitée par la population. Il y a foule. On se précipite sur les dizaines de kiosques culinaires pleins à craquer, qui servent des assiettes gargantuesques à environ 5 $ US, au milieu des délicieuses odeurs, du crépitement de la viande en train de griller et des jus d’ananas que l’on boit à même le fruit. Une ode à la cuisine salvadorienne à déguster sans retenue. 

 

L’heure du bain 

 

Une fois rassasiées, on prend un tuk-tuk, très populaire au Salvador, qui nous mènera jusqu’aux Chorros de la Calera (environ 3 $ US), à dix minutes de Juayúa. Sur place, la carte postale est parfaite: sept petites cascades alimentent un bassin bien frais dans lequel les Salvadoriens et les touristes barbotent joyeusement. Les plus téméraires pourront même y sauter à pieds joints depuis les rochers en hauteur. Ambiance bon enfant et rafraichissante! 

 

 

 

 

Prendre de la hauteur


 

Pour les amateurs d’adrénaline, la tyrolienne d’Apaneca vaut le détour! Divisée en 14 parcours, elle nous projette en toute sécurité et parfaitement équipées au-dessus de la forêt tropicale, des vallées et des plantations de café. À 35 $ US l’envolée sauvage, on redemande du frisson! 

 

La pupuseria au fond du marché aux fruits d’Ataco


 

Ah, les pupusas! Ces spécialités salvadoriennes, présentées sous forme de galettes de maïs faites à la main, fourrées avec différents ingrédients - fromage frais, locoro (fleur comestible), chicharrón (porc), ayote (courge), haricots, etc. – sont un vrai bonheur pour le palais... et le porte-monnaie. On a trouvé le meilleur restaurant où les manger à Ataco, au fond du marché aux fruits: la tortilleria y pupuseria Lilian. L’expérience y est authentique et délicieuse, à seulement 35 centimes la pupusa. La photo avec la mama à la fin du repas ne manque pas de charme non plus!

 

 

 

 

EL TUNCO: YOGA ET FARNIENTE

 

C’est par une très jolie route panoramique que l’on rejoint El Tunco, considéré comme le village balnéaire le plus touristique du Salvador. En quittant La Ruta de La Flores, on se dirige vers le lac de cratère Coatepeque, qui fait partie de la réserve de Biosphère d’Apaneca-Llamatepec, reconnue par l’UNESCO en 2007, et dont les différents points de vue sont magnifiques. On traverse ensuite par des chemins en lacet les villages d’Armenia, Jayaque et Tamanique avant de rejoindre le littoral et d’arriver à El Tunco, un village «à la cool» en pleine expansion. 

Yoga et studios de luxe


 

Pour se loger, on choisit le confort de deux appartements modernes et tout équipés avec piscine privée. Pouvant héberger jusqu’à 10 personnes, ces petites suites très propres et calmes offrent une bulle de luxe à quelques pas de l’animation des bars et restaurants d’El Tunco. Reliées au studio de yoga Balancé, qui propose aussi des retraites, on a accès aux quelques cours quotidiens de Vinyasa ou Gentle Flow donnés dans une belle salle spacieuse. Le bon choix! 

 

elsalvadoryoga.com, appartement à partir de 85 $ la nuit et 175 $ pour les deux appartements, cours de yoga à partir de 9$ US

 

 

 

 

La Belgique inattendue


 

Décidément, les Belges ont la cote au Salvador. Le Mopelia, à la fois hôtel et restaurant, a tout pour plaire: des gaufres sublimes («de Liège», nous précise fièrement le propriétaire, très sympa), un choix de bières belges original, une décoration rustique soignée, une ambiance musicale de feu et tout un tas de jeux de société. Au moment de partir, le proprio nous lance à la volée: «Vous êtes les ambassadeurs du Salvador maintenant, dites aux gens de venir!» Message reçu, passé et assumé! 

 

hotelmopelia-salvador.com 

 

Un dernier petit creux? 

 

Le hic du Salvador: le café. La raison? Les finca du Salvador exportent la grande majorité de leurs excellents grains à l’international. Elles n’en gardent qu’une faible quantité qu’elles mélangent à des grains de qualité moindre pour créer un café «passable». Alors quand on a découvert le Point Break Café, autant vous dire que nos papilles se sont réveillées. Certes, on a l’impression de se retrouver dans un café montréalais de la troisième vague, mais l’espresso en vaut la chandelle.

 

@pointbreakcafe

 

Sea, surf and sun

 

À El Tunco, le sable doux se mérite. Curieusement, l’animation s’est construite autour d’une plage de galets, mais pas de panique! Il suffira de marcher une quinzaine de minutes vers l’hôtel Casa de Mar pour atteindre le Graal: une grande plage presque déserte et impeccable. Une fois notre dose de vitamine D bien absorbée, on admire un dernier coucher de soleil depuis le joli bar Monkey La La, situé directement sur la plage. La vue est parfaite et le cadre, bohème à souhait. Une bière locale à la main, on se laisse bercer par le remous des vagues, l’ultime bal des surfeurs et la lumière dorée. El Salvador, ce n’est qu’un au revoir! 

 

casademarhotel.com

facebook.com/monkeylalaeltunco

 

 

 

 

AVANT DE DÉCOLLER…

 

1. On revisite notre espagnol. Très peu de Salvadoriens parlent anglais ou français, notamment dans les terres. C’est le temps de revoir La casa de pape ou Narcos en espagnol, sous-titré espagnol.

2. On loue une voiture avec la compagnie Avis, en ligne, avant notre départ. Attention au prix qui double quand on vient la récupérer à l’aéroport. Il existe une taxe spécifique au Salvador, et ce n’est pas mentionné sur le site d’Avis! Le Salvador possède un réseau de bus et de taxis, mais rien ne vaut la liberté de découvrir le pays à son rythme. De plus, la route est sécuritaire et très bien entretenue. 

3. On télécharge la carte du Salvador sur Google Maps. Idéal pour se repérer sans connection internet. 

4. On emporte beaucoup de monnaie et seulement des petites coupures de 1 $ à 20 $ US, la devise locale du pays. Il sera sinon très difficile d’obtenir la monnaie.

5. On atterrit à l’aéroport international Monseigneur Oscar Arnulfo Romero y Galdámez du Salvador, après un vol au départ de Montréal d’environ six heures, à partir de 454 $ avec Air Transat. 

 

 

 

Photos: Anthony Lopez (Intro, El Tunco), Mélanie Cascino (Eldorado Surf Resort, El Zonte, Murale, Ruta De Las Flores, Balancé), Livia Posteuca (Feria Gastronomica, Monkey La La), Laure Juilliard/ (Déjeuners, El Vikingo, Chorros De La Calera)

 

 

Laure Juilliard