Séduction en 2018: une love coach dévoile ses secrets

C'est hot !

Séduction en 2018: une love coach dévoile ses secrets

Mardi 13 février 2018
On enchaîne les rencontres désastreuses et les échecs sentimentaux? On ne sait plus ni où, ni quand, ni comment rencontrer quelqu’un? Nous avons posé toutes les questions possibles à la love coach Bénédicte Ann, afin qu’elle remette les pendules à l’heure. Elle nous explique comment aborder la séduction en 2018 pour enfin vivre une belle histoire!

 

 

Avant, on se rencontrait dans sa communauté, à l’école, à l’université ou au travail. Aujourd’hui, quand on passe le cap de l’école, les rencontres se font via les applis», souligne Bénédicte Ann, love coach et auteure de plusieurs livres sur les relations amoureuses.

 

Évidemment, l’utilisation de ces applis diffère selon les tranches d’âge. Les plus jeunes passent par Facebook: ils acceptent les amis d’amis et, lorsqu’ils se rencontrent, ils se connaissent déjà. Par contre, pour d’autres, ça n’a rien de naturel et Facebook est plus utilisé comme un outil d’espionnage. 

 

«À part ces différences, les gens qui viennent me voir, qu’ils aient 18 ou 77 ans, me racontent tous la même chose: c’est la jungle!»

 

L’autre peut en effet disparaître à chaque seconde du match: avant, pendant ou après un rendez-vous, qu’on ait couché avec lui ou pas. «Avant, l’homme se battait un peu pour arriver à coucher avec une fille; maintenant, il a un harem ou une copine, et il en fréquente plusieurs en même temps», précise-t-elle. En gros, il n’y a plus rien de garanti. On oublie la sécurité...

 

Cette jungle qui en rebute plus d’une (et plus d’un!) est une réalité dans laquelle chacun tente de tirer son épingle du jeu. Mais rien n’est inéluctable. «Une fois qu’on a compris que, tant qu’on n’est pas amoureux, on est prédateur et proie, chasseur et chassé, on n’a plus d’attentes. Il peut donc y avoir une belle rencontre», explique la love coach. Ouf! En résumé, on va aux rendez-vous sans a priori, sans plan préétabli, dans le but de profiter simplement du moment.

 

 

Travailler sur soi avant tout

 

Mais, bien avant d’en arriver là, Bénédicte Ann est formelle: il faut travailler sur soi. Pas moyen d’y échapper si on veut éviter (ou arrêter) de foncer dans le mur et trouver la bonne personne. «Vous devez comprendre d’où vous venez, identifier vos conditionnements et les transformer, lâcher le besoin de reconnaissance de vos parents et cesser de vous sacrifier», martèle l’auteure dans son dernier livre, C’est décidé, j’arrête d’être célib! 

 

Autrement dit, un petit bilan existentiel ne nous fera pas de mal. On ne soupçonne pas à quel point nos relations de couple sont liées à notre enfance et à notre désir de plaire à nos parents. Comment avons-nous été conçus et comment avons-nous grandi? Où en est-on avec notre famille? Autant de questions pertinentes qui permettent de faire le point et de valider qu’on a fait le ménage dans des souvenirs et des émotions qui conditionnaient nos comportements.

 

Cela mène tout naturellement à un petit tour d’horizon de notre vie et de nos relations amoureuses. «Toutes les problématiques qui s’éternisent sont lourdes à porter et sont autant d’obstacles qui vous empêchent d’avancer dans votre vie affective», dit Bénédicte Ann. Qui aurait cru qu’aspirer à tomber amoureuse partait du simple fait de se découvrir soi-même et de s’apprécier? C’est assez logique, quand on y pense. C’est d’ailleurs l’un des conseils que prodigue sur sa chaîne YouTube Alexandre Cormont, love coach et expert en relation amoureuse, à ses abonnés. Pour lui et pour plusieurs de ses confrères, une femme qui se connaît, qui respecte ses valeurs et sa personnalité, est une femme très attirante. À bon entendeur...

 

 

Et ensuite?

 

Selon les recherches de Bénédicte Ann, les hommes sont, pour la plupart, sur plusieurs applications à la fois. «Ils ratissent plus large. Le fait d’être sur trois ou quatre applis leur permet d’avoir un plus grand choix. Mais il faut savoir que beaucoup d’hommes cherchent vraiment une conjointe.» Nous voilà (un peu) rassurées. 

 

Les applis n’ont pas toutes bonne réputation. Comment savoir laquelle nous conviendra le mieux? Les cinq plus utilisées sont Tinder, Happn, Bumble, Once et OK Cupid. «Avec Tinder, il faut faire un gros tri. On y trouve des gens de passage, des chasseurs. Mais il y a aussi des gens très bien! Happn attire les candidats plus sérieux. Avec Bumble, ce sont les femmes qui font le premier pas; Once offre une présélection; et OK Cupid est international.» 

 

Une fois les premiers contacts amorcés, il faut s’écouter et se respecter (on en revient à notre travail sur nous-mêmes!). Soit il nous séduit, soit ce n’est pas le cas. Et on garde dans un coin de notre tête que «la probabilité que la première personne croisée soit la bonne est faible». On ne peut pas vraiment éviter de faire de nombreuses rencontres, et c’est très bien ainsi. Ça nous permet de nous exercer, de créer des occasions (oui, on sourit dans les files au supermarché ou au gym!) et de faire le bon tri.

 

 

En tête-à-tête

 

Le premier rendez-vous est l’occasion de voir comment il réagit, par exemple avec la facture. «Jouer un peu à l’oie blanche permet d’obtenir des informations sur lui et de faire bonne figure, précise Bénédicte Ann. L’erreur de base est de se laisser guider par ses sens. Au deuxième rendez-vous, on peut lui donner un petit avant-goût de baiser... Et s’il est encore là au cinquième rendez-vous, c’est qu’il est intéressé.» Le but de ces rencontres est en effet d’apprendre à se connaître. La séduction, c’est le temps de la conquête. On doit s’amuser!

 

Prendre soin de soi, écouter son côté irrationnel, renforcer son lien entre l’adulte qu’on est et l’enfant qu’on était, visualiser le type de relation qu’on souhaite: tout cela permet de développer sa confiance en soi. Lorsqu’on est dans le respect de soi, on attire et on fréquente des personnes qui nous ressemblent. «J’observe une augmentation du niveau de conscience qui favorise l’émergence de personnalités claires, construites; elles savent d’où elles viennent et ce qu’elles veulent, et prennent du recul par rapport à la société de consommation.»

 

 

 

 

Quelques astuces pour lui tomber dans l’œil

 

On crée une complicité, une atmosphère unique. Tout comme nous, les hommes ont besoin de penser que cette relation a quelque chose d’inédit. Du coup, on évite d’avancer dans la séduction avec des objectifs précis. On se lâche, mais on reste rationnelle!

 

On favorise l’échange. Les hommes ont rarement l’occasion de parler d’eux en phase de séduction, l’idée étant de nous porter tout leur intérêt. Et pourtant, le meilleur moyen de le draguer, c’est bien de s’intéresser à lui. Ce qui nous permettra également de cerner sa personnalité, de connaître ses goûts. Et on lui donne l’envie de passer plus de temps avec nous.

 

On essaie simplement de s’amuser! On va aux rencontres sans attentes, sauf celle de passer un bon moment et de découvrir la personne en face de soi. On en ressort forcément gagnante!

 

 

5 éléments essentiels pour une rencontre réussie

 

1. «Dans la culture actuelle, on se donne rendez-vous sur Whatsapp ou Viber. Mais un coup de téléphone fait gagner un temps précieux: la voix et les intonations en disent beaucoup sur quelqu’un», confirme Bénédicte Ann. 

 

2. On pose des questions! Dans quel coin habite-t-il? Vit-il seul? A-t-il des enfants? Quels sont leurs âges et sous quel mode de garde fonctionne-t-il? On le positionne sur le plan socioculturel pour vérifier nos affinités. Où en est-il dans sa vie amoureuse? Depuis quand est-il séparé? Que recherche-t-il? Encore une fois, on dit beaucoup plus de choses par téléphone! 

 

3. On reste à l’écoute. C’est fou le nombre de confidences qu’il nous fera! 

 

4. On mise sur les échanges, bien évidemment, mais on pro te aussi de la discussion pour mettre de l’avant ce qu’on aime chez nous – réussites et accomplissements, plus grandes fiertés, atouts de notre personnalité... –, car c’est ce qui nous fera rayonner auprès de celui qu’on convoite. Et il faut se le dire, c’est bon pour l’ego et la confiance en soi de se remémorer nos bons coups... tant que ça ne devient pas un monologue dans lequel on ne parle que de nous! 

 

5. Une fois que la rencontre est passée et qu’on développe un intérêt, on peut prendre les devants pour relancer l’autre si on en ressent l’envie. Si on est plus craintive, on peut aussi laisser l’autre nous relancer par texto, car quand ces messieurs veulent, ils peuvent! Dans tous les cas, on sera vite fixée s’il y a place à une seconde date.

 

 

 

Photos: iStock

 

 

Anne Bourgoin