On a rencontré…Foster the People

C'est hot !

On a rencontré… Foster the People

Lundi 7 août 2017
Après trois jours de festival, voilà que je conclus celui de cette année avec une entrevue rêvée…celle du groupe californien Foster the People. Récit de cette expérience.

Avant l’entrevue

 

Sous la tente médias, le silence se fait dès leur arrivée, puis des « wow », « hot », « hello! » sortent de la bouche de certaines personnes, sous le charme de leur musique…mais aussi des membres du groupe. Pas vraiment stressée, la pression commence cependant à monter! Il faut vraiment que j’assure! Surtout qu’on vient de me dire que les entrevues sont rares et que je suis vraiment chanceuse… Oh mon dieu!

 

La phrase si stressante arrive : « Mélanie, on s’approche, dans deux minutes c’est à toi! » J’analyse les lieux… un canapé… 4 gars … une fille … un micro! Le groupe arrive, on se salue, se sert la main, ils sont charmants et souriants! Heureux d’être là. On me dit de m’assoir à leurs côtés…idée sympa, mais pas pratique pour passer le micro… ni une, ni deux, je m’assois par terre! Ça détend l’atmosphère en 2 secondes! Et c’est parti pour les questions!

 

 

 

Début de l’entrevue

 

Mark Foster, le chanteur du groupe, prend en main l’entrevue et nous confie « aimer Osheaga ». Moi qui pensais avoir une entrevue « normale » je me suis mis le doigt dans l’œil. Car lorsque je leur demande pourquoi ils aiment Osheaga, l’humour prend possession de l’entrevue quand la réponse est « la restauration ». On perd pied quand Sean Cimino, le guitariste du groupe,  nous dit « avoir un Sushi Chef avec lui ». Je ne perds pas une occasion pour m’inviter à leur table, moi aussi j’aime les sushis…sauf que j’ai demandé à Sean de me les préparer lui-même. 

 

L’entrevue

 

Le sérieux reprend le dessus. Leur concert est dans deux heures et les attentes du groupe concernant le public sont là. « Notre nouvel album Sacred Heart Club est sorti il y a quelques semaines donc c’est super pour nous de jouer de nouvelles chansons devant un public surtout qu’en écrivant l’album on considérait vraiment le fait de le jouer en live, sur scène », nous confie Mark Foster. Et d’ajouter que dans des conditions comme celle-là, ils vont mettre le feu. 

 

« L’accueil du public est vraiment positif face à ce nouvel album. La plus grosse surprise pour moi aura été au festival Lollapalooza à Chicago il y a deux jours et de jouer « Sit next to me », la chanson la plus douce de notre répertoire, sans savoir ce que ça allait donner dans un festival, où on veut généralement garder l’ambiance au plus haut. Mais on l’a joué et la foule l’a chanté avec nous, en parfaite connexion », nous avoue Mark Foster. 

 

Quand je leur demande ce qui les a inspirés pour trouver le nom de ce nouvel album « Sacred Heart Club », Mark Foster nous répond : «  Nous étions en pleine tournée européenne du précédent album Supermodel et avions dix jours de repos avant de partir en tournée au Japon et au lieu de revenir à Los Angeles pour continuer à travailler sur le nouvel album, je suis allé en Birmanie de mon côté. Une de mes amies, Jena Malone, qui chante sur le titre « Static Space Lover » était également en Birmanie et nous avons commencé à parler de la vie, des arts, des gens qui remettent en question les normes sociales, de vivre en dehors d’un moule. Et elle a simplement dit « c’est un Sacred Heart Club » et c’est devenu un mantra dans la réalisation de cet album. »

 

L’humour reprend ses droits en fin d’entrevue quand je leur demande comment faire partie, nous aussi, de ce Sacred Heart Club? Mark Foster nous avoue « être en processus d’initiation », puis tout le groupe se lance dans sa suggestion. Avoir un tatouage sur le visage leur semble être une option (un rire groupé commence), Sean Cimino nous dit ne pas être du tout sérieux (personnellement, j’adore son humour!). Le sérieux revient quand Mark nous avoue que ce « club » est pour les « outsiders », ceux qui ne s’enferment pas dans un moule, qui aiment, sentir, voir, gouter, écouter, vivre. Les gens qui aiment la vie! 

 

Fin de l’entrevue

 

Clap de fin! 5 minutes intenses, impressionnantes, avec un groupe aux multiples personnalités, un charisme incroyable, une gentillesse sans fin et une timidité troublante.

Maintenant direction photo souvenir avant d’aller les soutenir sur scène!

 

 

Photos: Clin d'oeil

Mélanie Pélican