Les vidéos d’entraînement en ligne: mythes et réalités

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Les vidéos d’entraînement en ligne: mythes et réalités

Mardi 7 novembre 2017
Il est plus facile que jamais de s’entraîner à la maison grâce aux vidéos de mise en forme publiées sur le web et les réseaux sociaux. Mais peut-on s’attendre aux mêmes résultats qu’en se rendant au gym ou qu’en faisant une activité sportive à l’extérieur?
 Tour d’horizon de la question.

 

 

Des millions d’entraînements en ligne?

 

VRAI: En tapant le mot «entraînement» dans la barre de recherche YouTube, on obtient plus de 2 millions de résultats... et le chiffre dépasse les 30 millions lorsqu’on fait une recherche du mot «workout», son équivalent en anglais. On a donc l’embarras du choix si on désire s’entraîner chez soi. Les plateformes Facebook et Instagram regorgent, elles aussi, de vidéos d’entraînement complets, de capsules de yoga, de musculation, de stretching, d’arts martiaux, etc. 

 

 

 

 

Ces vidéos peuvent-elles réellement remplacer une séance au gym ou une activité sportive à laquelle on s’adonne régulièrement?

 

FAUX: «Je dirais que les vidéos sont un excellent complément, mais ne remplacent pas complètement les classes en studio», estime Annie Langlois, cofondatrice du site MonYogaVirtuel.com et enseignante certifiée en yoga Hatha, Vinyasa et Kundalini, ainsi qu’en Respiration consciente. Richard Nguyen, bachelier en kinésiologie et instructeur au club de taekwondo ITF Éclipse, à Laval, explique de son côté qu’il faut bien choisir sa vidéo pour que la durée et l’intensité de son contenu soient équivalentes à ce qu’on aurait fait durant notre entraînement habituel. C’est plutôt logique: difficile en effet de croire qu’une vidéo de cinq minutes puisse être aussi efficace qu’une heure passée à faire un sport complet ou à s’entraîner avec l’aide d’un entraîneur privé. 

 

 

 

 

Une bonne motivation à s’entraîner et à bouger?

 

VRAI: «Je crois que tout ce qui peut motiver quelqu’un à faire de l’exercice physique est bien», affirme Richard Nguyen. L’abondance de ces vidéos gratuites et facilement accessibles incite peut-être bien les gens à s’activer davantage. De plus, on peut visionner les vidéos à partir de notre ordinateur de bureau, de notre portable, de notre tablette ou même de notre téléphone intelligent: rien de plus pratique! À la maison ou en voyage, il est facile de trouver un entraînement à réaliser sans devoir se déplacer ni se conformer à un horaire fixe. À noter que ces vidéos peuvent aussi rendre certains types d’entraînement plus accessibles là où il y a moins de ressources physiques: «Pour celles qui habitent en région éloignée, où les studios de yoga sont inexistants, le professeur en ligne devient un remplaçant», ajoute Annie Langlois. 

 

 

 

 

Peut-on se blesser pendant ces entraînements?

 

VRAI: Bien que les vidéos d’entraînement en ligne puissent offrir certains avantages, il faut aussi faire attention. «En studio, on bénéficie des corrections posturales, de l’énergie du groupe et de la possibilité de poser des questions à l’enseignant», souligne Annie Langlois. Lorsqu’on s’adonne à une activité sportive encadrée par un coach ou un instructeur, ou qu’on suit un programme avec un entraîneur privé, on bénéficie aussi de ses conseils personnalisés. «Le professeur ou l’entraîneur peut nous conseiller selon notre niveau, tandis que lorsqu’on s’en- traîne seul, il est parfois difficile de s’évaluer soi-même», dit Richard Nguyen. De la même façon, il est difficile de corriger soi-même sa position lorsqu’on fait un mouvement ou un exercice. Et qui dit technique erronée dit risque de blessure.

 

 

 

 

Toutes les vidéos sont- elles bonnes à suivre? 

 

FAUX: Toutes les vidéos ne sont pas égales, et la présence d’abdos découpés n’indique pas nécessairement que leur propriétaire est qualifié pour créer un contenu de qualité. Quelqu’un qui a déjà fait beaucoup de sport pourra plus facilement distinguer une bonne vidéo d’une mauvaise. Il faut également faire ses recherches sur celui ou celle qui la publie. «Si la personne a des qualifications en kinésiologie ou en science du sport, ou encore si elle a été publiée dans un magazine sportif, cela lui donne beaucoup de crédibilité», explique Richard Nguyen. Pour le yoga, Annie Langlois recommande de choisir un professeur ayant reçu au moins 200 heures de formation, 500 heures étant le chiffre idéal. 

 

Verdict! 

 

«Les vidéos d’entraînement peuvent être un excellent complément», conclut Richard Nguyen. Si on fait déjà du sport et qu’on connaît déjà bien les mouvements et exercices qui s’y apparentent, il sera plus facile de reproduire ce qu’on voit à l’écran et d’évaluer si l’entraînement choisi est d’un niveau approprié. Et si on a certaines hésitations, on pourra toujours poser nos questions à notre professeur ou à notre entraîneur lors de notre prochain cours ou de notre prochaine visite au gym!

 

 

 

 

Nos comptes préférés pour s’initier à l’entraînement vidéo 

 

On veut compléter notre entraînement en salle au moyen de capsules vidéos ou essayer un type d’entraînement à la maison avant de nous inscrire dans un centre? On suit ces entraîneurs sur le web et on se met à bouger... Dans notre salon!

 

En français: 

 

P4P FRANÇAIS, GYM DIRECT, GEORGIA HORACKOVA, OPTION CROSSFIT.

 

En anglais: 

 

TONE IT UP, BEFIT, POPSUGAR FITNESS, BLOGILATES.

 
 

Photos: iStock

Mariève Inoue