Vintage: le guide pratique

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Vintage: le guide pratique

Jeudi 19 avril 2018
Friperies et boutiques de seconde main regorgent de trésors, mais les vêtements usagés et les rayons qui débordent peuvent en décourager plus d’une. On suit le guide pour magasiner sans souci!

 

 

Deux expertes du vintage nous donnent leurs meilleurs conseils pour faire la tournée des friperies… et en ressortir gagnantes!

 

 

1. Opter pour la qualité… à moindre coût 

 

On rêve d’enfiler une robe en soie ou un jean 100 % coton? «Neufs, ces morceaux peuvent être dispendieux», souligne Charlotte M. Cayla, copropriétaire de Ruse, une boutique de consignation dans le Mile-End. «En les achetant d’occasion, on économise. Quant à une pièce de designer, on l’acquiert souvent pour le tiers de son prix original!» Qui a dit qu’on avait besoin de sortir ses REER pour mettre la main sur des vêtements et accessoires griffés?

 

 

2. Connaître les bonnes adresses 

 

On doit avouer qu’en entrant dans un magasin d’occasion, on se sent parfois déboussolées devant l’ampleur de la tâche qui nous attend. «Passer en revue chaque pièce prend du temps, c’est comme une chasse au trésor», plaisante Lara Kaluza, copropriétaire de la friperie Citizen Vintage, à Montréal. «Dans une boutique spécialisée, c’est plus facile, puisque tout a été sélectionné et lavé en amont.» Bref, on gagne du temps… Même si les initiées le savent, rien ne vaut la montée d’adrénaline que l’on ressent lorsqu’on déniche les escarpins de nos rêves après une matinée à écumer les rayons!

 

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3. Passer par la case «essayage»

 

Le système de tailles a tellement évolué au fil du temps qu’il vaut mieux toujours essayer le vêtement plutôt que de se fier uniquement à son étiquette. «S’il est trop petit, on n’a pas vraiment de marge de manœuvre, mais s’il est trop grand d’une ou deux tailles, on le fait reprendre sans problème par un couturier», révèle Lara Kaluza. «Au-delà, c’est comme si on créait un nouveau patron de toute pièce...» Et ça peut vite
devenir dispendieux.

 

 

 

 

4. Authentifier un vêtement vintage

 

La différence entre un vêtement vintage et de seconde main? Le premier a au moins 20 ans. «Dans les années 1990, la plupart des grandes marques ont exporté leur production dans des pays où la main-d’œuvre est bon marché», explique Lara Kaluza. «Si l’étiquette indique que le vêtement a été fabriqué au Canada ou aux États-Unis, il est probablement vintage.» Identifier la décennie s’avère plus complexe, mais il existe tout de même quelques trucs. Par exemple, si le vêtement n’a pas de doublure, il y a fort à parier qu’il date des années 1960 ou 1970. «Mieux vaut aller dans des boutiques en lesquelles on a confiance», déclare Charlotte M. Cayla. «Surtout si c’est pour acheter du luxe dont l’authenticité est alors garantie.» 

 

 

5. Inspecter le vêtement

 

«S’il manque un bouton, on peut le remplacer facilement. Pour le reste, on regarde la pièce au niveau des aisselles et on déplie son col, s’il y a lieu, pour s’assurer qu’elle est propre et en bon état», indique Charlotte M. Cayla. S’il y a un trou, tout dépend du tissu: difficile, en effet, de réparer un accroc sur un pull en laine… Quant à des chaussures ou à un sac légèrement abîmés, on les apporte chez le cordonnier ou encore chez un teinturier capable de colorer le cuir pour le rendre comme neuf. On a des doutes? On demande de l’aide. Dans une friperie spécialisée, les vendeurs sont souvent experts. 

 

 

6. Négocier ou ne pas négocier, telle est la question

 

Dans une vente de garage, on est habituées à marchander. Et en magasin? «On peut s’essayer dans une boutique de style brocante ou dans un marché aux puces, mais dans une friperie, on évite, surtout dans un dépôt-vente où le prix d’une pièce a été fixé à l’avance avec son propriétaire», nuance Charlotte M. Cayla. Quant à Renaissance et au Village des Valeurs, qui sont des organismes de charité, c’est un non catégorique!

 

 

 

Photos: Imaxtree (street style)

 

Marouchka Franjulien