Diamond Rings: brillant!

Diamond Rings

C'est hot !

Diamond Rings:  brillant!

Jeudi 6 décembre 2012
Quelques semaines avant la sortie de l’album Free Dimensional, Diamond Rings — de son vrai nom John O’Regan — était en ville pour donner un concert dans le cadre de Pop Montréal. Notre rencontre nous a permis d’en savoir plus sur le grand chanteur — il mesure 6 pi 4 po —, qu’Entertainment Weekly compare à Lady Gaga. S’il est coloré comme la diva sur scène, en entrevue, c’est son côté réfléchi qui brille le plus.  
Diamond Rings

Pourquoi avez-vous choisi Diamond Rings comme nom d’artiste? (Rires) Je n’aime pas mon nom. Je le trouve ordinaire, alors que Diamond Rings porte sur l’extraordinaire, sur la capacité de trouver l’extraordinaire en chacun de nous. À mes yeux, les diamants sont remarquables parce qu’ils sont brillants et glamour, mais résistants à la fois. Ça prend des centaines d’années pour qu’un diamant se forme sous la terre. En tant qu’artiste, j’ai l’impression d’avoir traversé un processus similaire. Ça m’a pris du temps avant de faire de la musique, et faire de la musique exige beaucoup d’efforts. C’est pour toutes ces raisons que le diamant était une bonne métaphore pour décrire mon processus créatif.

Avant Diamond Rings, vous étiez dans le groupe post-punk The D’Urbervilles. Qu’est-ce qui vous a amené vers la musique électronique-pop?

En tant qu’artiste, j’essaie toujours de repousser mes limites pour créer quelque chose de différent. La musique que je compose maintenant est une représentation de ce qui m’intéresse, de ce que j’ai envie d’entendre en ce moment.

Pourquoi étiez-vous nerveux de travailler avec le réalisateur canadien
Damian Taylor (Björk, Robyn)?

Il est très différent des réalisateurs rock avec lesquels j’ai travaillé dans le passé. Ces réalisateurs avaient une attitude beaucoup plus directe... Damian a été capable d’amener mes chansons ailleurs, de les faire grandir. Pour quelqu’un comme moi, habitué à tout contrôler, c’était effrayant. Au début, j’avais peur de me perdre dans son travail, mais après quelques semaines, j’ai réalisé qu’au contraire il avait créé une plateforme dont je pouvais me servir pour amener mes chansons plus loin. L’enregistrement de l’album s’est fait à Montréal sur une période d’environ 10 semaines. Les deux ou trois premières semaines, on a surtout regardé des vidéos d’autres artistes sur YouTube. On travaillait aussi à mon album, mais notre but premier était de trouver comment améliorer ce que j’avais déjà enregistré de mon côté, plutôt que de tout changer.

Que souhaitiez-vous  transmettre à travers Free Dimensional?

Sur le plan des textes, j’espère que les émotions et les sentiments sonnent vrai. J’aimerais que les gens se reconnaissent dans mes chansons, qu’ils les apprécient et, finalement, qu’ils les utilisent pour atteindre leurs propres buts. Quand j’écris des chansons, j’ai le sentiment de prendre le risque de m’exposer au monde. On a tous au moins un projet qu’on aimerait réaliser, mais qu’on ne concrétise pas à cause de la peur. Au moins une fois, il faut foncer sans penser aux conséquences.

Vos études en beaux-arts à l’Université de Guelph, en Ontario, ont-elles eu un impact sur l’aspect visuel des concerts?

Assurément. J’ai beaucoup d’admiration pour les groupes issus de la tradition des écoles d’art (par exemple: Talking Heads, David Bowie) ou qui prennent en considération cet aspect, comme Kraftwerk, Run-D.M.C. et Public Enemy.

*****

Questions en rafales 

Qu’est-ce qui tourne en boucle dans votre iPod? Kylie Minogue, le nouveau Pet Shop Boys (Elysium) et Stars.

Si vous pouviez enregistrer un duo, ce serait avec qui? Annie Lennox. Elle a une voix fantastique.

Pratiquez-vous encore des sports? Je suis chanceux, car un de mes musiciens aime jouer au basketball. Quand on est à l’hôtel, je vais nager ou courir sur un tapis roulant. J’essaie de bouger aussi souvent que possible, car à force d’être assis dans un autobus de tournée, on devient comme un légume!

Votre meilleur moment jusqu’à maintenant? Jouer en première partie de Robyn au Radio City Music Hall, à New York.

 

 

Diamond Rings sera en spectacle à Montréal ce soir à la Sala Rossa, et à Québec le 8 décembre, à l’Union Commerciale.

 

Crédit photo : Norman Wong

Christine Fortier